À la lumière des principes qu’elle met en œuvre, la médecine traditionnelle chinoise s’emploie à dissoudre les blocages dans la circulation des souffles et à maintenir un état d’équilibre physique, mental et spirituel. Elle agit autant en prévention qu’en curation.
Elle s’articule autour de 5 piliers fondamentaux :
- la phytothérapie (草藥 cǎo yào): considérée comme un trésor national, la pharmacopée chinoise renferme plus de 5 000 substances dont 200 à 600 sont couramment utilisées actuellement ;
- la diététique (健康食品 jiàn kāng shí pǐn) : en médecine chinoise, une bonne digestion fluidifie la circulation du souffle. Les aliments portent eux-mêmes des charges yin et yang qui affectent l’équilibre des souffles ;
- l’acupuncture (針灸 zhēn jiǔ): bien connue des Occidentaux, elle consiste à planter de fines aiguilles (针zhēn) dans le tissu sous-cutané pour stimuler certains points des méridiens et relancer l’activité du souffle. Elle est toujours utilisée aujourd’hui pour des traitements préventifs, thérapeutiques ou encore complémentaires aux traitements de la médecine moderne. Sa pratique peut être couplée à la moxibustion (灸 jiǔ) qui consiste en la stimulation de points énergétiques par application d’un bâton d’armoise, le moxa, pour réchauffer le sang ;
- le massage (推拿 tuī ná): considéré comme un massage dynamique, il comprend 300 manipulations distinctes basées sur l’acupression, l’enroulement et les exercices énergétiques. Son objectif est là encore de rééquilibrer le souffle ;
- les exercices qui relèvent des arts internes, notamment le taiji quan et le qi gong.

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