Transmise oralement à ses prémices, la médecine chinoise se formalise pour la première fois avec le Classique interne de l’empereur Jaune (黄帝内经) . Au fil des siècles et des découvertes anatomiques, ses fondements se précisent, se complètent, jusqu’à donner naissance à une pratique extrêmement riche et élaborée.
La médecine traditionnelle chinoise (MTC) adopte une approche holistique : elle considère l’individu dans sa globalité, sans jamais dissocier corps et esprit.
Pour appuyer sa pratique, elle se base sur différents concepts philosophiques, dont celui de souffle (氣 qì) . Celui-ci correspond à notre force de vie, dont la libre circulation à travers les méridiens du corps témoigne d’une bonne santé générale.

Incarnés dans le symbole du faîte suprême (太極圖 taì jí tú), le yin (陰 yīn) et le yang (陽 yáng) représentent deux forces complémentaires qui interagissent en permanence. Ces deux notions interviennent surtout dans le travail de rééquilibrage énergétique.
La théorie des cinq mouvements décrit les processus dynamiques qui sous-tendent chaque cycle du vivant. Ces mouvements prennent le nom de cinq éléments (五行 wǔ xíng) : bois (木 mù), feu (火 huǒ), métal (金 jīn), eau (水 shuǐ) et terre (土 tǔ). Leur particularité tient à leur interdépendance, traduite par des relations mutuelles d’engendrement et de contrôle. Cette théorie se transpose à la physiologie humaine, chaque mouvement correspondant à un organe. Ainsi, le foie est bois, le cœur est feu, la rate et le pancréas sont terre, le poumon est métal et les reins sont eau. Cette vision se prolonge avec des ensembles d’affinité propres à chaque organe. Ainsi, un organe donné est associé à une saison, une orientation, une émotion ou encore à une saveur.
- Précis de médecine chinoise – Eric Marié
- Classique de l’Empereur Jaune Huang-Di Nei-Jing – Traduit par You-wa Chen
- 重廣補注黃帝內經素問 – Huangdi Neijing Suwen, version augmentée et annotée
- 重廣補注黃帝內經素問_第1冊 – Huangdi Neijing Suwen, volume 1, augmenté et annoté

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