L’homme entre ciel et terre

Peinture de paysage par Wan Ding

L’homme et l’univers

La médecine traditionnelle chinoise considère qu’aucun phénomène vital ne peut être analysé en dehors de son contexte organique et universel : les structures et fonctions de l’être humain constituent un ensemble indivisible et interactif, et qu’il est lui-même un élément de l’univers dont il ne peut être dissocié. C’est sur ces deux principes que repose la théorie de la globalité de l’être humain (整体观念 zhěng tǐ guān niàn).

Les trois trésors

Dans la médecine chinoise, la vie repose sur trois concepts essentiels, parfois appelés les trois trésors (三寶 sān bǎo) : l’esprit (神 shén), l’essence (精 jīng) et le souffle (氣 qì). Cependant, comme un des fondements de la médecine chinoise est la relation permanente entre les forces spirituelles et matérielles, dans l’être humain comme dans l’univers, ces trois concepts sont toujours abordés conjointement à celui de forme (形 xíng).
Dans la vie humaine, le corps ne peut fonctionner sans l’impulsion permanente de l’esprit et l’esprit ne peut être considéré que dans le contexte du fonctionnement corporel. Cette théorie essentielle fait que la médecine chinoise ne peut pas être fondée sur une conception radicalement matérialiste, elle ne peut pas davantage reposer sur une représentation exclusivement spiritualiste.
La médecine chinoise est le fruit d’une philosophie naturaliste dans laquelle les activités mentales, émotionnelles, physiologiques ou sociales sont les multiples expressions d’un même principe vital.

Ces trois concepts, shén, jīng et qì, sont difficiles à définir sommairement et leur champ sémantique se réduit considérablement lorsqu’on tente de les traduire en un mot ou une expression succincte. Ils permettent et nécessitent l’introduction d’autres termes tels que 形 xíng, la forme corporelle, l’aspect matériel de l’être, et 化 huā, la transformation, la métamorphose, les changements d’état qui sont la conséquence du caractère impermanent du monde manifesté et qui reposent sur l’activité du qì.
Les notions de shén, jīng et qì sont indissociables. Sans shén, conscience organisatrice, la vie ne peut se manifester. Par ailleurs, le jīng est indispensable à la présence du shén dans le corps, comme l’exprime le principe taoïste : la transformation du jīng fait le shén (精化为神 jīng huà wéi shén). Cependant, le jīng en lui-même n’a ni forme, ni mouvement. Il a donc besoin du qì pour entrer en activité.
De plus, le qì est nécessaire pour produire et entretenir la présence du shén, qui ne pourrait se maintenir sans que le sang, les viscères et les méridiens, contrôlés et parcourus par le qì , ne soient régulés et entretenus.
Enfin, le qì ne pourrait se manifester sous une forme individuelle sans l’impulsion du shén pour le configurer, ou sans la présence du jīng pour définir la trame et le fil conducteur de ses transformations.

Le yin ~ yang

Bien que la théorie du yin ~ yang ne soit pas spécifique à la médecine chinoise, elle est un pilier fondamental de cette discipline. Issue de la philosophie et des sciences antiques, elle est à la base du système dialectique médical et de ses applications.

Les cinq mouvements

  • Les cinq mouvements (五行 wǔ xíng)
  • Caractéristiques des cinq mouvements
  • Correspondances des cinq mouvements
  • Relations physiologiques des cinq mouvements
  • Relations pathologiques des cinq mouvements
  • Applications médicales des cinq mouvements


Écriture ossécaille oraculaire : L’Univers de Chen Nan

La boussole, ancêtre de la boussole moderne, était un outil essentiel à la planification et à la conception architecturale et spatiale de la Chine antique. La position et l’intervalle entre les différents cercles concentriques de la boussole recèlent implicitement les lois des champs magnétiques. L’invention et l’utilisation de la boussole sont le fruit de l’exploration par l’humanité des mystères de l’univers et de la société. À travers la représentation symbolique et la déconstruction des cercles concentriques complexes de la boussole, des cartes astronomiques et des caractères de constellations formés selon les formes traditionnelles chinoises de l’écriture osseux oraculaire, l’animation Écriture ossécaille oraculaire : L’Univers de Chen Nan révèle le concept ancien de l’unité du ciel et de l’humanité depuis l’origine de l’espace et du temps. Un espace multidimensionnel est construit par un axe unificateur, créant un « Univers d’écriture osseux oraculaire » imprégné de concepts philosophiques orientaux.

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