Les méthodes de diagnostic

Illustration de diagnostic facial en médecine traditionnelle chinoise

Regardant ce qui est sans forme, goûtant ce qui est sans saveur, dissertant de ce qui est obscur, ils [les médecins] sont semblables aux Esprits.

Su Wen, 26

Pour pouvoir appliquer un traitement efficace, le praticien de médecine chinoise doit poser un diagnostic précis. Celui-ci se réalise traditionnellement en deux étapes :

La première consiste à recueillir les signes cliniques par un examen approfondi qui s’opère principalement en quatre temps (四診 sì zhěn).

  1. L’inspection (望診 wàng zhěn), qui consiste à observer la morphologie, le dynamisme, le teint, les yeux, la langue, la peau, les ongles, les urines…
  2. L’audition et l’olfaction (聞診 wén zhěn) se focalisent sur les caractéristiques de la voix, de la respiration, de la toux et des odeurs corporelles.
  3. L’interrogatoire (問診 wèn zhěn) permet de recueillir de nombreuses indications sur les antécédents du patient, les circonstances de survenue et l’évolution de la maladie, ses perceptions et réactions, l’aspect subjectif des symptômes, les modalités d’aggravation et d’amélioration…
  4. La palpation (切診 qiè zhěn) concerne surtout les pouls, particulièrement les pouls radiaux (piliers du diagnostic énergétique) et l’abdomen. On ne se contente pas de cal-culer la fréquence et la régularité cardiaques grâce aux pouls, mais on en apprécie aussi la qualité, la profondeur, la forme et bien d’autres éléments. Ils donnent alors des renseignements très fins sur la maladie, sa localisation, ses origines et son évolution.

Ces quatre phases ne sont pas séparées mais se chevauchent au cours de la consultation. Le praticien s’efforce ainsi de faire un diagnostic précis et caractéristique de l’état énergétique du malade.

La deuxième étape consiste à déterminer quel tableau clinique classique ces symptômes définissent. Il s’agit d’identifier précisément le syndrome (辯證 biàn zhèng).

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