Des mots pour

Les bois de l'Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue en mai 2026, photographie de Dominique Clergue

Waldeinsamkeit

allemand

Le sentiment d’être seul en forêt et s’y sentir parfaitement à sa place. Écouter le silence, ralentir, respirer.

Waldeinsamkeit, c’est ce calme profond que l’on trouve au milieu des arbres, loin du bruit du monde.

Oneirophilie

du grec oneiros, rêve

L’amour des rêves, de l’imaginaire, et des mondes intérieurs.
Cette façon de s’évader, de laisser le réel s’effacer un instant.
Et revenir un peu transformé.
Fais de tes rêves un lieu où revenir !

Wabi-Sabi

du japonais

Accepter que rien ne soit parfait.
Que les choses s’abîment.
Que les plans changent.
Que la vie reste toujours un peu inachevée.

Le wabi-sabi, c’est arrêter de vouloir que tout soit impeccable. Et commencer à trouver beau ce qui est simplement vivant.

Nefelibata

portugais

C’est avancer à sa manière, hors des lignes déjà tracées. Aller là où l’intuition mène, sans chercher à se justifier.

Le néfélibata avance librement, à contre-temps parfois, mais toujours fidèle à lui-même. Il ne suit pas le mouvement. Il suit son propre souffle.

Hinataboko

japonais

Littéralement se réchauffer au soleil.
Un mot utilisé au Japon pour décrire ces moments, simples où l’on s’installe au soleil, souvent quand il fait encore frais A l’intérieur près d’une fenêtre, ou dehors quelques minutes, sans rien faire de particulier… juste profiter de la chaleur.

Ikigai

japonais

Ce qui vous met en mouvement. Le point de croisement entre vos envies, vos valeurs et vos ambitions. Là où vos idées deviennent des choix, vos intentions des projets, et votre énergie quelque chose de concret.

En (緣)

japonais

Lien invisible qui relie les êtres entre eux, destin ou synchronicité.

Nagori

japonais

Littéralement : Ce qu’il reste des vagues.

Accueillir la beauté de ce qui s’achève. S’attarder un instant sur ce qui s’éloigne.

Nagori, c’est cette trace délicate laissée par une saison, une présence.
Une douceur entre départ et souvenir.

Mudita

pali

Se réjouir du bonheur des autres comme s’il était le nôtre. Accueillir leur lumière sans comparaison, sans manque, sans jalousie.

Mudita, c’est cette joie pure, simple et sincère. C’est laisser le cœur s’ouvrir, sans filtre, sans condition. Une paix douce qui grandit à travers l’autre.

Voorpret

néerlandais

C’est quand quelque chose arrive bientôt et que tu te surprends déjà à sourire.

Quand tu y penses sans t’en rendre compte. Quand ça te met de bonne humeur avant même que ça commence.

Shoshin

japonais

L’art de garder un regard neuf. Dans la philosophie zen, le shoshin signifie l‘esprit du débutant : la capacité d’aborder une situation avec curiosité, ouverture et humilité, comme si c’était la première fois. Au Japon, on considère que plus l’esprit est libre de ses jugements, plus il est capable d’apprendre.

Le shoshin nous rappelle que la curiosité n’est pas seulement le point de départ de la connaissance, mais aussi une façon de la préserver.

Nunchi

coréen

L’art de sentir sans qu’on vous
explique. Comprendre qui est mal à
l’aise, qui s’ennuie, qui ment… sans
qu’un mot ne soit prononcé. C’est cette intelligence discrète qui consiste à observer avant de parler et à savoir, presque instinctivement, comment être à la bonne place.

En Corée, on dit qu’avoir du nunchi, c’est savoir vivre avec les autres. Un sixième sens relationnel.

Néoténie

C’est l’art de ne pas perdre
l’émerveillement.
De garder en soi cette étincelle enfantine qui s’étonne, qui rit, qui s’émerveille.

La néoténie, c’est garder vivante la fraîcheur du monde, comme si chaque instant était une première fois.

Gökotta

suédois

Se lever avant le monde. Respirer le calme encore intact. Écouter le jour naître doucement.

Gökotta, c’est choisir l’aube comme un moment à part, où tout commence en silence.

Heliophilie

du grec

C’est ce besoin presque instinctif de chercher la lumière.
Quand ton corps réclame la chaleur dans l’ombre de la routine.

Alors tu sors.
Tu t’assois face au soleil.
Tu fermes les yeux quelques secondes. La lumière caresse ta peau et quelque chose s’ouvre à nouveau.

Uitwaaien

néerlandais

C’est sortir quand rester à l’intérieur te fait trop ruminer. Quand ça tourne en rond dans ta tête et que tout paraît plus lourd que ça ne l’est.

Alors tu vas marcher. Le vent te frappe un peu le visage. Et ça circule à nouveau.
Rien n’a changé. Sauf toi.

Meraki

grec

En Grèce, il existe un mot pour décrire ce supplément d’âme qu’on met dans ce que l’on fait.

Meraki, c’est cuisiner pour ceux qu’on aime en goûtant la sauce dix fois, écrire jusqu’à minuit pour trouver la phrase juste, planter des fleurs et attendre patiemment qu’elles poussent. C’est travailler avec passion, intention et sincérité y laisser un morceau de soi, visible ou invisible.

Hiraeth

gallois

Un mot utilisé pour décrire une forme de nostalgie tournée vers quelque chose qu’on ne peut pas retrouver : un lieu, une période de vie ou même une idée qu’on s’en fait.
Ce n’est pas seulement le fait de manquer quelque chose, mais de ressentir un attachement à quelque chose qui n’existe plus, ou qui n’a jamais vraiment existé.

Komorebi

japonais

La lumière qui filtre à travers les feuilles des arbres.

Komorebi est l’art éphémère de la lumière qui se fait peinture vivante.


Des mots d’ailleurs, des mots révés, … Si tu as des mots qui t’enchantent, qui t’aident à exprimer ce qui t’échappe, offre nous les en commentaire.

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