鶴 hè
La grue est un des oiseaux les plus apprécié en Chine. Il existe quatre variété de grues : la noire, la jaune, la blanche et la bleue. Avec le phénix, c’est l’oiseau le plus présent dans les légendes et peintures chinoises.
On considérait en effet cet oiseau comme le patriarche de tous les animaux ailés et comme la monture des Immortels. Les légendes racontent qu’elles pouvaient vivre 600 ans et qu’elles étaient autrefois des hommes qui avaient été changés en oiseaux, expliquant ainsi pourquoi elles s’intéressaient aux affaires des êtres humains.
Dans le qi gong des cinq animaux, la grue représente le mouvement du souffle du métal. Par extension, la grue est donc associée à la couleur blanche, à l’Ouest, à l’automne, aux poumons, au gros intestin et au piquant.
La grue symbolise en Chine la longévité. Ainsi on félicite encore les personnes très âgées par la formule 鶴壽 hè shòu) ayez la longévité (壽 shòu) de la grue (鶴 hè).
On trouvait des dessins de grue dans les cercueils des défunts car elles étaient chargées d’emmener leur âme sur leur dos vers le ciel d’occident. La grue est aussi symbole de sagesse et d’élévation de l’esprit dans la culture chinoise. Dans la tradition taoïste les immortels, en particulier à 藍采和 Lán Cǎihé, sont souvent représenter chevauchant une grue (騎鶴 qí hè). La grue est aussi censée porter les âmes des morts jusqu’au ciel. La blancheur de la grue est symbole de pureté et le rouge de sa tête, en relation avec le cinabre, de la vitalité.
La Boxe de la Grue Blanche (白鶴拳 báihè quán) est un style d’art martial très aérien et inspiré de cet oiseau. Elle fut créée en 1644 par une nonne bouddhiste du nom de Fang Chi Nian face à la prise de pouvoir des Mandchous.
Par son plumage d’une immaculée blancheur, elle figure l’état paradisiaque d’innocence et de pureté et l’oiseau tout entier symbolise la transcendance, les pouvoirs célestes et la liberté de l’âme. Elle est notamment l’emblème de l’un des huit génies, ou hommes immortels qui illustrent les divers aspects de la philosophie taoïste.
J.C. Cooper in La Philosophie du Tao


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